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Social : Après les opérations de police sur le campus de la faculté de droit de Lille, étudiants et opposants au gouvernement français dénoncent des « dérives autoritaires »

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Depuis le lundi 9 avril, les partiels se déroulent sous haute tension et avec une présence policière importante sur le campus de la faculté de droit de Lille, dans le sud de la ville. / Crédits : Gaël Autier

Alors que le mouvement de grogne des étudiants et enseignants se poursuit et s’intensifie contre la « Loi ORE » et que les cheminots, éboueurs et personnels médicaux sont également mécontents de la politique du gouvernement français, ou réclament tout simplement l’allocation de moyens supplémentaires à leur profession depuis quelques semaines et que des agressions ont été commises par des individus liés aux extrêmes sur des étudiants, manifestants et journalistes, les autorités françaises, qui, jusqu’ici, n’avaient pas apporté de réponses claires, appliquent désormais des mesures fortes, qui peuvent parfois être jugées « autoritaires » par certains opposants à la politique du président Emmanuel Macron et certains journalistes.
En effet, si jusqu’ici, les étudiants grévistes qui tentaient de bloquer les entrées ou d’occuper des amphithéâtres de campus universitaires à Lille et Villeneuve d’Ascq étaient simplement évacués par les forces de l’ordre, la tension monte depuis le mercredi 28 mars et l’éclatement de heurts entre policiers et anarchistes dans le centre-ville de Lille, en marge d’une manifestation pacifique également réprimée via des bombes lacrymogènes et charges par les CRS et la garde équestre qui n’ont pas hésité, non plus, à s’en prendre à la presse, et ce, sans sommations.
Toutefois, la tension qui était retombée depuis quelques jours, monte à nouveau, en raison de la forte présence policière au sein du campus de la faculté de droit de Lille où les forces de l’ordre effectuent régulièrement des opérations pour écarter les manifestants pacifiques qui se réunissent devant l’entrée principale des lieux, pour réclamer à Jean-Christophe Camart, président de l’Université de Lille, l’annulation ou le report des examens qui se déroulent actuellement, en raison des mouvements sociaux qui touchent les transports ferroviaires, plus de la moitié des étudiants de l’université n’étant pas originaires de la capitale des Flandres.
Pas sûr que le calme revienne rapidement dans ce bastion de la gauche, où extrême-droite et anarchistes tentent de s’affronter, dans un contexte où l’opposition au président français Emmanuel Macron et la résignation sont également très présentes. L’entêtement du gouvernement à mener à bien ses réformes controversées de l’accès aux études supérieures et du transport ferroviaire viendront peut-être à bout de l’opposition très remontée après les propos tenus par le président devant les évêques de France hier et qui appelle à d’autres journées de mobilisations et de manifestations les jeudis 12 et 19 avril prochains.

Publié le 10/04/2018 – 19:42
Par : Gaël Autier
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