Flandre Presse

Covid-19 : La Flandre maritime confinée le week-end, avant une généralisation de la mesure ?

C’est un véritable coup de tonnerre qui vient de secouer la Flandre, ce mercredi. En visite dans le centre hospitalier de Dunkerque (Duinkerke), le ministre français de la Santé a constaté la situation sanitaire qui préoccupe habitants et élus de la station balnéaire depuis déjà plusieurs semaines. Pendant plusieurs heures, Olivier Véran s’est entretenu avec les personnels soignants et des membres de l’Agence Régionale de Santé (ARS Hauts-de-France). Au regard de la situation, celui qui ne s’avançait pas jusqu’ici sur la bonne stratégie à suivre a ordonné l’application de nouvelles restrictions qui viendront s’ajouter aux nombreuses contraintes qui étouffent déjà la vie sociale des habitants de notre territoire.

Dès la soirée de vendredi 26 février (18h), les communes faisant partie intégrante de la communauté d’agglomération de Dunkerque (CUD) et de la communauté de communes des Hauts de Flandre (CCHF) subiront un confinement chaque week-end jusqu’au lundi. A contrario, le territoire de Flandre intérieure et la Flandre romane, où la propagation du variant britannique du Covid-19 est moins exponentielle, restent en marge. Seule la mesure visant à interdire la vente à emporter et la consommation d’alcool sur la voie publique est généralisée à l’ensemble du département du Nord (Hainaut compris).

Les élus dunkerquois fustigent un manque de consultation et un « mépris »

Sollicité par notre rédaction, le maire de Téteghem-Coudekerque-Village, qui est également vice-Président de la CUD, dit regretter que cette décision n’ait pas été prise plus tôt et fustige les actions précédentes de l’État à l’égard de la Flandre maritime (où le taux d’incidence dépasse désormais 900 cas pour 100.000 habitants) :

« Les mesures prises sont bonnes, mais la décision intervient avec quinze jours de retard »

Franck DHERSIN, maire de Téteghem-Coudekerque-Village

L’élu, qui occupe aussi le siège de vice-Président de la région Hauts-de-France se dit frustré de l’issue que connait cette journée. Il décrie un « mépris du gouvernement » pour la représentation locale :

« Le ministre nous a donné l’impression d’être venu à Dunkerque par obligation. Il n’a pratiquement pas répondu aux questions qui lui ont été posées. En visio face à une soixantaine d’élus de tous bords et de parlementaires, il a interrompu le pseudo-dialogue pour aller faire ses annonces devant la presse plutôt que devant nous. En dehors du maire de Dunkerque, personne n’a été consulté »

Franck DHERSIN, maire de Téteghem-Coudekerque-Village

Vers un prochain resserrage de vis sur toute la Flandre ?

Si le constat est aujourd’hui amer dans la moitié nord du Westhoek où la fronde monte, elle pourrait bientôt l’être également dans le reste de la Flandre. Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, a annoncé que la situation était préoccupante dans une dizaine de départements. Sans en citer les noms, il a affirmé que des mesures supplémentaires pourraient y être décidées très prochainement.

Dans la foulée, la population a été informée que le Premier Ministre, Jean Castex, prendrait la parole jeudi soir à 18h lors d’une conférence de presse. Lors de celle-ci, le chef du gouvernement devrait préciser les contours de ces nouvelles annonces. Il est alors possible que le sursis accordé à l’intérieur des terres de la Flandre française, où les indicateurs sont également mauvais, ne soit que très temporaire.

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