Changement d’heure : La nuit prochaine, la Flandre passe à l’heure d’hiver

À trois heures du matin, il sera deux heures. Comme tous les ans depuis 1975, la France métropolitaine, la Corse, ainsi que Saint-Pierre-et-Miquelon vont basculer à « l’heure d’hiver ». Dans la nuit de samedi 28 à dimanche 29 octobre, nous gagnerons donc une heure de sommeil. Un changement loin d’être anodin pour nos organismes. En effet, l’impact du recul de la montre d’une heure peut perturber l’horloge internet et entraîner divers troubles du sommeil, alimentaires ou une baisse de l’attention.

Chez nous, le changement d’heure n’a pas toujours eu cours. Instauré pour la première fois en 1914, il avait été supprimé une première fois en 1944. Il fut ensuite réintroduit en 1975 pour limiter une surconsommation d’énergie lors du choc pétrolier.

Outre le basculement semestriel de « l’heure d’hiver » à « l’heure d’été » et inversement, Lille (Rijsel), Bruxelles (Brussel) et Paris n’ont pas toujours été sur la même heure que Berlin. Lorsque la Wehrmacht envahit le Benelux et la France en 1940, la Flandre se situe sur le fuseau horaire UTC+0. Autrement dit, la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas affichaient l’heure universelle de Greenwich. Introduite par les autorités militaires allemandes puis par le régime de Vichy en 1940-1941, « l’heure allemande » perdure jusqu’à nos jours. À la Libération, aucun des pays ne reviendra à son fuseau originel. Aujourd’hui, l’horaire UTC+1 s’applique entre octobre et avril, et l’UTC+2 sur la période dite « d’été ». En conséquence, l’Europe de l’Ouest ne partage plus le même horaire que les îles britanniques.

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