Réforme des retraites : Peu de perturbations attendues en Flandre pour la journée du 20 avril

La colère gronde toujours. Malgré la validation vendredi de l’essentiel de la réforme des retraites par le Conseil constitutionnel, les opposants entendent continuer la mobilisation. Dans le sillage des douze dates précédentes, l’intersyndicale appelle donc de nouveau à la grève et à manifester ce jeudi 20 avril.

De faibles perturbations à la SNCF

À l’instar du reste de la population, les flamands ne devraient pas massivement cesser le travail. Résignés ou dans l’impossibilité financière de poursuivre la lutte, la plupart soutiendront le mouvement sans y participer. Selon les dernières prévisions, les entreprises privées fonctionneront normalement, tout comme la plupart des administrations et services publics. Il en sera de même dans le secteur des transports, où l’ensemble des réseaux circuleront avec les fréquences et amplitudes habituelles. Un seul bémol résistera cependant à la SNCF, puisque l’opérateur annonçait mercredi que certaines dessertes seraient perturbées jusque dans la matinée de vendredi. Cela concernera essentiellement les TER Hauts-de-France et quelques trains de la ligne du Westhoek. Les usagers sont invités à vérifier la circulation de leurs trains sur le site internet du transporteur.

Une seule manifestation prévue à Lille

La sensible réduction du nombre de grévistes pourrait logiquement aboutir à une baisse de fréquentation dans les manifestations. Contrairement aux habitudes, la ville de Dunkerque (Duinkerke) n’accueillera ainsi aucun rassemblement. L’ensemble des opposants à la réforme des retraites sont appelés à converger largement dans les rues de Lille (Rijsel). Pour l’heure, aucun détail précis n’a été communiqué, mais il semble acquis que le cortège devrait, cette fois encore, s’élancer de la Porte de Paris aux alentours de 14h30.

En retrait depuis quelques semaines, les mouvements radicaux et régionalistes flamands regardent la situation de loin. Pas convaincus par la stratégie employée par les syndicats et partis de gauche, ces derniers lorgnent plus volontiers sur une journée du 1er mai que tous veulent historique. De ce fait, une éventuelle autre date de mobilisation en réflexion pour le 28 avril ne devrait pas non plus être largement suivie à l’échelle de notre territoire.

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