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Déconfinée, la colère des étudiants monte contre le CROUS de Lille

Les soignants, les policiers, et maintenant les étudiants. Vendredi 19 juin, une soixantaine d’étudiants se sont regroupés à Villeneuve d’Ascq, pour protester contre leur situation actuelle. Rassemblés devant la station de métro « Cité scientifique – Professeur Gabillard », tous ont exposé les revendications qu’ils portent depuis le début de l’année, et qu’ils réitèrent désormais.

Problèmes financiers et résidences insalubres

À l’origine de ces dernières, de nombreux et divers problèmes sont pointés du doigts par les étudiants. Dans la longue liste des constatations, les difficultés financières auxquelles beaucoup sont confrontés, semblent constituer le principal vivier d’exaspération. En Flandre, comme ailleurs, les jeunes sont parfois forcés d’espacer les repas, faute d’argent pour s’acheter des denrées alimentaires.

Viennent ensuite les conditions d’hébergement. Dans les résidences du CROUS, les loyers sont jugés trop chers, pour des bâtiments vétustes voire insalubres. Outre ces problèmes liés à l’entretien des bâtiments, il est un autre fait qui incommode les étudiants : L’insécurité qui touche certains hébergements, où actes de voyeurisme et vandalisme se côtoient.

Un CROUS qui reste sourd aux signalements

Pour les jeunes rassemblés vendredi après-midi, la direction ne semble pas se soucier de ces incidents chroniques. Plusieurs d’entre eux déclarent avoir alerté les instances de vie étudiante, sans succès.

Affiche dénonçant l’inaction du CROUS, lors d’une occupation de son siège lillois, en janvier 2020.

Durant les longues semaines de confinement qui ont paralysé le pays entre mi-mars et début-mai, de nombreux étudiants sont restés dans et autour de la capitale des Flandres. Au cours de la période, les difficultés se sont accrues. En raison de l’arrêt de l’économie, certains ont perdu leur source de rémunération (emploi, stage, aides), entraînant leur précarisation financière.

Vers une « grève des loyers » ?

Aujourd’hui, la colère monte et ils n’entendent pas rester « les bras croisés ». Les revendications sont nombreuses. Parmi elles, une exonération complète du paiement des loyers sur la période de confinement et des vacances d’été, ou encore la mise en place de mesures visant à garantir la sécurité dans les résidences. Outre ces dernières, il en est une qui semble encore plus importante : Un plan de rénovation et de désinfection des logements signalés comme insalubres, où pullulent parfois les cafards.

Si ces revendications restent sans réponse, une partie des étudiants de la métropole lilloise pourraient s’organiser et engager une fronde. Selon le collectif « Agir Ensemble », 70% des sondés seraient « partants » pour entamer une « grève des loyers ».

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