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À Lille, le Partenariat perpétue 40 ans de solidarité internationale

Depuis 1981, Le Partenariat se mue en lien indéfectible entre Lille et les pays en voie de développement. Du Maroc à la Guinée, en passant par le Sénégal, elle se veut garante de la solidarité entre les peuples.

Un pari fou vieux de quarante ans

Après avoir matérialisé la volonté de jumeler la capitale des Flandres et la ville de Saint-Louis du Sénégal, l’association s’est rapidement investie dans l’envoi de matériel scolaire et sanitaire. Dès 1984, elle mènera également l’organisation de chantiers de jeunes, puis des actions de sensibilisation et des collectes de fonds dans la région Nord – Pas-de-Calais. C’est dans une volonté de diversification de son action qu’elle permettra l’envoi d’un premier volontaire en 1986 pour établir une étroite coopération et une réponse aux besoins de la population. Cela se matérialisera notamment par la construction d’écoles ou encore de dispensaires.

Dans les années 1990 à 2000, Le Partenariat continuera de prôner les mêmes valeurs qui la guident encore aujourd’hui. En 1992, les liens qui unissent Lille et Saint-Louis se resserrent encore. C’est dans ce contexte que les deux villes, mais aussi les régions du Nord – Pas-de-Calais et de Saint-Louis, et les départements du Nord et de Dagana définissent des programmes de coopération. Ces derniers se traduiront en 1996 par le développement d’activités de sensibilisation à la solidarité internationale auprès des élèves de l’académie de Lille.

Au début du nouveau millénaire, l’association poursuivra sa mission. Dès les premières années, de nouvelles collectivités du Nord – Pas-de-Calais sont accompagnées dans l’optique de mettre en œuvre leurs propres programmes de coopération décentralisée à de nouvelles régions du Sénégal. C’est dans ce contexte qu’un changement de nom est opéré en 2005. « Partenariat Lille – Saint-Louis du Sénégal » devient alors « le Partenariat » et ouvre ses activités à la région marocaine de Doukkala Abda.

Le développement durable comme nouveau combat

L’année 2006 marquera le début d’un tournant. Avec l’ouverture du centre Gaïa, le Partenariat s’empare d’un sujet de plus en plus actuel, celui de la préservation de l’environnement. Appuyé par le belge « Studio Globo », le « Centre d’Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale » se veut élément moteur dans la sensibilisation au développement durable et aux effets d’un changement climatique qui se fait toujours plus brutal.

Depuis 2010, sous le titre d’Organisation Non Gouvernementale, le Partenariat s’émancipe de ses missions premières. Les programmes de coopération décentralisée laissent alors place à de nouveaux projets auxquels collaborent des structures telles que l’Agence Française de Développement qui soutiendra le lancement d’un Programme d’Accès à l’Eau en Milieu Scolaire au Sénégal, au Maroc et en Guinée. D’autres initiatives seront concrétisées en Afrique de l’Ouest jusque dans les années 2020.

Présidée par Françoise Dal depuis 2021, l’association veut désormais renforcer son implantation dans le territoire de Flandre et les régions limitrophes. Par cette démarche, celle qui a longtemps été conseillère régionale et ajointe au maire et directrice générale des services de Fâches-Thumesnil entend développer encore de nouveaux projets. Pour ce faire, le Partenariat cherche aujourd’hui à conclure des accords avec d’autres associations, mais aussi des collectivités et des entreprises pour attirer de nouveaux visiteurs au centre Gaïa.

Et pour sensibiliser davantage la population à la nécessité de son action en faveur du développement de l’Afrique et de l’écologie qui s’inscrit dans une urgence climatique de plus en plus criante, le centre Gaïa propose aujourd’hui plusieurs prestations. Outre les activités destinées aux adultes, la structure établit également un parcours immersif qui fera voyager petits ou grands.

Dès les premiers instants, les participants prennent place à bord d’un avion. Accueillis par les personnels de la compagnie ‘Air Gaïa’, les visiteurs s’installent confortablement pour profiter d’un vol d’une durée de quinze minutes.

Immédiatement après leur sortie de l’aéroport, les voyageurs sont invités à suivre leur guide. Ils trouvent alors une reconstitution complète de l’environnement sénégalais. Dès lors, l’immersion est totale. Après s’être rendus sur la plage, où ils peuvent constater que la pollution endémique à notre civilisation se montre partout, les participants découvrent ensuite les différents métiers et les échoppes qui se dévoilent sous leurs yeux.

Dans un second temps, petits ou grands sont ensuite invités à prendre place à bord d’un « taxi-brousse ». Durant quelques minutes, les visiteurs découvrent alors ce mode de transport qui fait office de transports en commun dans les contrées les plus reculées du continent africain.

Au sortir du véhicule, le groupe se retrouve alors au milieu d’un village typique du Sénégal. Autour d’une petite place centrale, les intervenants laissent les visiteurs découvrir le mode de vie qui rythme le quotidien des populations les plus isolées, mais aussi les difficultés grandissantes liées au changement climatique. De la récolte dans les champs à l’école, en passant par le dispensaire, la visite se poursuit alors sur une alerte liée à l’exploitation des enfants. Une pratique régulière dans certains pays d’Afrique subsaharienne, où la pauvreté reste aujourd’hui élevée. L’immersion s’achève ensuite via un vol retour où se mêlent émerveillement et émotion.


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