CARNETS DE ROUTELILLE MÉTROPOLEPAYS DE FLANDREROUTES DE FLANDRE

Sur la route #1 : De Lille à Armentières, le long des canaux

Notre épopée débute ici. Située au carrefour de plusieurs territoires, et envahies de toutes parts lors de nombreux conflits, la ville de Lille offre également une position stratégique pour les cyclistes. En effet, même si les infrastructures utilisables par les usagers de la bicyclette ne sont pas vraiment développées, la capitale des Flandres est néanmoins traversée par plusieurs véloroutes et voies vertes.

Réservées exclusivement aux vélos et piétons, ces voies permettent aujourd’hui de rallier différentes régions et pays, sans emprunter, ou presque, le réseau routier traditionnel. C’est sur l’une d’elles que notre voyage va commencer.

La gare des Flandres, un départ à la croisée des chemins

Cet été, notre « kilomètre zéro » se situera devant la gare ferroviaire de Lille-Flandres. Si nous avons choisi de débuter ce périple depuis cet imposant bâtiment, c’est parce qu’il est partie prenante de ce voyage. En effet, à l’instar de la ville qui l’accueille, cette station composée de deux halls comprenant 17 voies (de 0 à 16) est, elle aussi, à la croisée des chemins.

Connectée à un réseau ferré régional, national et international, la gare permet aujourd’hui de rallier rapidement le Westhoek, comme la Lorraine, ou le sud-ouest, mais également la Wallonie, et le reste de la Flandre.

Si les uns préféreront débuter le voyage depuis la gare d’Armentières, facilement accessible via la ligne du Westhoek, dont les trains partent de la gare-annexe (voies 10 à 16), nous allons commencer ici. Au milieu des immeubles haussmanniens, se profile la Rue Faidherbe, qui nous donne un aperçu lointain de la Place du Théâtre et de l’ancienne bourse.

De places en places, nous gagnons ensuite la Rue Nationale, puis Boulevard de la Liberté qui nous amènera jusqu’au Pont de la Citadelle et le Champ de Mars.

Le pont franchi, c’est la direction du nord que nous suivons. Dès lors, les berges de la rive droite du canal de la Deûle (véloroute 32) nous conduirons d’abord à La Madeleine, Saint-André-Lez-Lille, avant de nous acheminer jusqu’à Marquette-Lez-Lille. C’est là que se situe notre première étape.

La « guinguette de Marquette », étape incontournable sur la véloroute de la Deûle

Le premier arrêt sera culinaire. Après avoir roulé un peu moins de 7 km, il est temps de se restaurer. Depuis le 26 juin, et jusqu’au 6 septembre, une « guinguette » est établie à Marquette-Lez-Lille. Positionnée au croisement de la véloroute de la Deûle (V32/V364), et de celle du Canal de Roubaix (EV5/V365), elle est idéalement située. En effet, depuis cette intersection, il est possible de rejoindre de nombreuses villes flamandes :

  • Marcq-En-Baroeul, Roubaix (Robaais), Tourcoing (Toerkonje) et Wattrelos par la véloroute du Canal de Roubaix (EV5/V365).
  • Deûlémont, où se situe la jonction avec les véloroutes de la Lys (V32) et des Flandres (V364), Quesnoy-Sur-Deûle et Wambrechies, par la véloroute de la Deûle (V32/V364), en continuant vers le nord
  • La Madeleine, Lille (Rijsel), Saint-André-Lez-Lille, mais également Douai et La Bassée, en rebroussant chemin vers le sud, sur la véloroute de la Deûle (EV5/V32/V364).

Cette intersection permet également des jonctions avec des villes françaises, non flamandes :

  • Valenciennes, par la véloroute du Canal de Roubaix (EV5/V365).
  • Aire-Sur-La-Lys, Sailly-Sur-La-Lys, via la véloroute de la Deûle (V32/V364), puis la véloroute des Flandres (V364), et enfin celle de la Lys, vers le nord.
  • Béthune, Calais, Lens, par la véloroute de la Deûle (EV5/V32), en direction du sud.

Par ce biais, il est également possible de rejoindre plusieurs destinations internationales :

  • Bruxelles (Brussel), Charleroi, Liège (Luik), Mons (Bergen), Namur (Namen), Tournai (Doornik) via la véloroute du Canal de Roubaix (EV5/V365).
  • Amsterdam, Anvers (Antwerpen), Gand (Gent), Menin (Menen) ou encore Ypres (Ieper) par la véloroute de la Deûle (V32/V364), vers le nord, puis la véloroute de la Lys (V32).

Accessible directement depuis le réseau de véloroutes, la « guiguette de Marquette-Lez-Lille » offre un service de restauration. Au menu : Frites, Maroilles et Fricadelles. Les moins friands de plats régionaux pourront toutefois se satisfaire de sandwichs. Quant aux boissons, vous y retrouverez diverses bières, sodas et boissons fraîches.

En marge du repas, vous pourrez également esquisser quelques pas de danse sur la piste prévue à cet effet. Et si vous n’en êtes pas amateurs, il vous sera possible de profiter d’un baby-foot pour les plus grands, et de châteaux gonflables pour les enfants. L’ambiance familiale et le bon accueil offerts par les équipes de Didier Vanhecke, qui font défaut à la structure établie au niveau de la Madeleine, rechargeront également les batteries.

Vers le nord, Quesnoy-Sur-Deûle, Deûlémont et la Lys

En continuant vers le nord, l’état du revêtement se dégrade quelque peu, et la circulation des cyclistes se fait désormais aux côtés des rails du tramway touristique de la Deûle. La prudence est alors recommandée, puisque le risque de chute est élevé, puisque les roues du vélo peuvent se coincer dans ces derniers. Cette situation perdure ensuite lors de la traversée de Wambrechies, dont le centre est situé sur l’autre rive. S’il reste accessible via le pont de la distillerie, nous ne nous attardons pas, car la ville sera le sujet d’un prochain billet.

Toujours jouxtée de rails, la véloroute de la Deûle (V32/V364) se poursuit ensuite vers Quesnoy-Sur-Deûle, dont nous croisons le monument aux morts en forme d’obélisque.

Là-encore, nous continuons notre route sans vraiment nous attarder, et nous voilà désormais presque à Deûlémont, où nous allons changer de rive. Grâce à l’imposant pont établi au-dessus de la Deûle, nous changeons également de véloroute. Nous quittons celle de la Deûle (V32/V364) pour celle des Flandres (V364).

Le passage sur le pont, situé au km 18 de notre voyage, offre alors un joli panorama sur la Deûle, avec, en arrière-plan, la voie verte qui nous mènera jusqu’à Armentières (Armentiers).

Le « Pont Rouge », nouvelle croisée des chemins, et Armentières

Nous quittons maintenant la Deûle pour la Lys, et parcourons encore les 1500m qui nous séparent de notre nouvelle étape.

Reconstruit il y a quelques années, le Pont Rouge permet aujourd’hui une jonction essentielle entre plusieurs axes cyclables : La véloroute des Flandres (V364), qui continue vers le centre de Frelinghien, Houplines et Armentières, et le réseau RaVel qui mènera vers Comines-Warneton (Komen-Waasten) et Ypres (Ieper).

La route file désormais plein sud et les paysages deviennent peu à peu ruraux. Bordée d’arbres, la véloroute des Flandres (V364) nous permet de parcourir sept nouveaux kilomètres, et nous voilà presque dans le centre d’Armentières (Armentiers), terme de cette première partie du trajet, qui quitte maintenant la métropole lilloise pour le Westhoek !

Dans le prochain billet, dont la parution est planifiée le vendredi 7 août, nous partirons en direction de Bailleul et des hauteurs du Westhoek, via la voie verte qui longe la ligne ferroviaire Lille – Dunkerque. Peu à peu, l’inclinaison des routes va s’accentuer, et les paysages devenir montagneux.

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