Régionales : Et finalement, c’est Bertrand qui l’emporte

On le disait potentiellement victorieux, il n’en est finalement rien. Déjà largement distancé par Xavier Bertrand au premier tour, le 20 juin, Sébastien Chenu a finalement échoué à s’emparer de la présidence du conseil régional des Hauts-de-France. Avec 25,64% des suffrages exprimés (au second tour) et 32 sièges sur 170, le candidat du Rassemblement National ne se positionne qu’au second rang, loin derrière le président sortant qui a recueilli 52,37% des voix et 110 sièges. L’autre déception vaut également pour les militants de la gauche et des écologistes qui, coalisés derrière Karima Delli, n’ont obtenu que 21,98% des voix et 28 sièges, ne formeront qu’un groupe minoritaire d’opposition.

Mais s’il peut aujourd’hui estimer jouir d’une confortable majorité dans l’hémicycle lillois, l’ancien ténor des Républicains devra toutefois composer avec la nouvelle première force politique qui s’impose très largement depuis les dernières élections municipales en 2020 : L’abstention record qui atteint 66,82% au second tour à l’échelle des cinq départements que compte la région.

Abstention moins élevée, mais record en Flandre

En Flandre, aucune tendance dissidente ne s’est finalement imposée. Donné gagnant dans le territoire, Xavier Bertrand y a confirmé son ancrage avec 53,31% des voix au second tour grâce, notamment, à des électeurs aux sensibilités régionalistes séduits par les engagements pris en faveur de la création d’un Office Régional portant sur la préservation et la promotion de la langue flamande. Un temps privilégiée, Karima Delli n’y obtiendra finalement que 24,24% des suffrages, juste devant Sébastien Chenu (22,45%), confirmant l’attrait des flamands pour celui y est également décrié à l’évocation d’installations nucléaires EPR à la centrale de Gravelines.

Toutefois, si le taux de participation fut plus élevé qu’ailleurs (avec 37,26% au second tour), les différents groupes qui prendront part aux séances plénières du conseil régional ne pourront pas se targuer d’avoir su construire un véritable rassemblement autour de leur programme. A l’instar de bien d’autres électeurs, les flamands ont exprimé leur défiance envers des personnalités politiques de plus en plus perçues comme dispensables ou interchangeables.

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