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En Flandre, la nomination de Jean Castex reçoit un accueil mitigé

Quelques heures après la démission d’Édouard Philippe, et la nomination de Jean Castex au poste de Premier Ministre, les avis des flamands semblent déjà arrêtés. Si certains voient en ce changement de chef du gouvernement un « enfumage », d’autres semblent moins incisifs dans leurs propos.

Des avis tranchés et des attentes immenses

La plupart des avis négatifs ne portent pas vraiment sur la politique que le futur gouvernement n’a pas encore mis en œuvre. Les détracteurs du nouveau Premier Ministre pointent principalement du doigt son passé. Dès l’annonce de sa nomination, beaucoup ont décrit un « homme de droite, proche de Nicolas Sarkozy, qui opérera encore dans la lignée de la politique ultralibérale conduite par Emmanuel Macron ». En dehors de l’opposition, les critiques viennent également des militants macronistes. Ces derniers voient parfois en le nouveau locataire de Matignon, « quelqu’un qui ne fera pas d’ombre au Président ». Ce qu’ils jugent parfois négativement.

En revanche, d’autres franges de la population semblent plus favorables à cette décision. Pour la majorité des électeurs régionalistes interrogés, cette « surprise » pourrait permettre aux habitants des territoires ruraux de se sentir représentés. Dans certains propos, d’autres estiment que le Premier Ministre, issu de Catalogne française, pourrait profiter à la sauvegarde, voire au développement, des cultures et langues usitées dans les régions de province.

« On saura bientôt qui du girondin ou du technocrate siège à Matignon »

Face à ces deux « camps », un troisième groupe prône, quant à lui, une certaine prudence. C’est notamment le cas de « Régions et peuples solidaires », fédération de partis régionalistes français, qui a salué l’action de Jean Castex sur la communes de Prades, dont il est maire, où il soutient le développement du catalan, avant de conclure par « On saura bientôt (…) qui du girondin ou du technocrate siège à Matignon ».

L’exigence des flamands, qui attendent déjà beaucoup de la décentralisation promise il y a quelques semaines par Emmanuel Macron, est désormais plus grande qu’à l’égard de l’ancien Premier Ministre, dont ils connaissaient le mutisme au sujet des spécificités régionales qui ont cours en Alsace, Bretagne, Pays Basque, Catalogne, Occitanie, ou encore en Flandre. Reste maintenant à suivre l’action du futur gouvernement sur ces sujets.

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