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Élections européennes : Emmanuel Macron annonce la dissolution de l’Assemblée Nationale

C’est un véritable séisme politique qui secoue la France en ce début de mois de juin. Largement battu par la liste du Rassemblement national lors des élections européennes de ce dimanche 9 juin, le parti présidentiel en tire les premières conclusions. Dans une allocution télévisée, Emmanuel Macron a annoncé la dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale, ce qui provoque l’organisation d’élections législatives anticipées.

Dès les premières secondes de sa prise de parole, le Président de la République dit avoir entendu le vœu des Français. « Le principal enseignement (des résultats des élections européennes ndlr) est clair. Ce n’est pas un bon résultat pour les partis qui défendent l’Europe, dont celui de la majorité présidentielle », a-t-il admis sans détour. Concédant la victoire du parti d’extrême-droite, Emmanuel Macron dit ne pas pouvoir fermer les yeux sur la situation politique du pays : « Je ne saurais donc, à l’issue de cette journée, faire comme si de rien n’était ».

Dénonçant ensuite un désordre dans le débat public et parlementaire, le locataire de l’Elysée dit ne rien vouloir céder. Or, les défis que la France devra affronter « exigent de la clarté dans nos débats, l’ambition pour le pays et le respect pour chaque Français ». Des mots qui sont en contradiction avec son mépris parfois publiquement assumé pour certaines parties de la population.

Après un peu plus de deux minutes, le chef de l’Etat prononcera finalement des paroles rarement dites par ses prédécesseurs :

De la Flandre à la Corse, c’est le choc

Ce lundi 10 juin, la France se réveille donc groggy. Dans chaque parti politique, l’heure est à la réflexion et à la préparation de cette campagne électorale imprévue qui débutera le 17 juin. Chez nous, en Flandre, la perspective de la victoire du Rassemblement National ne rassure pas. Ouvertement opposé à l’idée de l’existence d’un peuple flamand en France, ce parti suscite évidemment des craintes. Pour autant, certains restent mesurés sur une hypothétique alliance à gauche ; Le jacobinisme affiché de La France insoumise étant aussi un repoussoir pour de nombreux Flamands.

De leur côté, les régionalistes sont eux aussi en pleine réflexion. Loin d’être partisans de la majorité présidentielles, ils hésitent entre le cœur et la raison. Pour certains élus de ce courant, seule une alliance de gauche sans LFI pourrait paraître acceptable. Vote utile ou pas, la composition de l’Assemblée Nationale devrait drastiquement changer.

Les premiers éléments de réponse seront connus le dimanche 30 juin prochain, avant un éclaircissement total le 7 juillet.

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