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Social : Journée morte en Flandre

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Le campus de l’université de Lille 3 était relativement vide vers huit heures ce matin. / Crédits : Gaël Autier

Si la journée s’annonçait très perturbée, au vu des préavis de grève déposés dans de très nombreuses administrations et services publics, ainsi que dans certaines entreprises ce jeudi 22 mars 2018, ce n’est qu’en se rendant très tôt, à l’heure de pointe sur le réseau routier et dans les gares que les flamands ont pu prendre conscience de l’ampleur réelle du mouvement de grève qui paralyse les liaisons ferroviaires, certains établissements scolaires et universités et quelques organisations privées.

La gare Lille-Flandres déserte et d’importants embouteillages

Avec moins d’un départ de train (ou autocar) par heure, au lieu d’un départ et d’une arrivée de rames toutes les trois à dix minutes environ, les rares voyageurs qui se sont rendus ce matin dans la principale gare du territoire flamand et de sa capitale font grise mine. De plus, les les rares trains qui circulent ne font pas les mêmes trajets que ceux qui sont proposés habituellement. Ce constat est notamment dressé sur la ligne régionale qui relie Lille à Hazebrouck et à Dunkerque ou Calais où les quelques trains prévus pour circuler ce jour feront leur terminus à Hazebrouck où les voyageurs pourront, à défaut, prendre quelques autocars pour Dunkerque et Calais.
Conséquence directe, du mouvement de grève qui affecte très lourdement la SNCF, les autoroutes, voies rapides et routes principales de l’agglomération de Lille, de Dunkerque, de Douai et du Westhoek ont été très rapidement embouteillées dans la matinée et de manière plus importante qu’à l’accoutumée. Vers huit heures, on relevait 16 kilomètres de bouchons sur l’autoroute A1 aux portes de Lille, dix kilomètres d’embouteillages sur les autoroutes A23 et A25 et également de forts ralentissements sur la N41, la N227, la N356, la D652 et la D651 (Périphérique de Lille).​

Les transports en commun assurés à Lille et Dunkerque

Les réseaux Transpole et Dk’Bus ont annoncé ce matin que leurs réseaux de transports en commun respectifs circulaient de manière totalement normale, malgré la grève, durant toute la journée.

Barrages filtrants à l’université de Lille 3

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Une poignée d’étudiants et enseignants chercheurs ont organisé un barrage filtrant au niveau des entrées du campus de Pont-de-Bois à Villeneuve d’Ascq, à l’est de Lille. / Crédits : Gaël Autier

Sur le campus de l’université de Lille 3 aussi la journée de mobilisation perturbe le quotidien. En effet, quelques étudiants et enseignants-chercheurs ont organisé des assemblées générales cette nuit dans un amphithéâtre avant d’organiser, à l’appel du syndicat Unef, des actions portant notamment à tenir un barrage filtrant à l’entrée du site de Pont-de-Bois à Villeneuve d’Ascq, dans l’est de l’agglomération lilloise.
Dans les autres universités et grandes écoles, par contre, la situation semble plus calme et relativement normale, puisque nous ne relevions pas de blocus ou d’autres barrages filtrants ailleurs dans la Métropole Européenne de Lille.
Ailleurs, dans le reste de la région flamande, seules des absences de professeurs sont à prévoir, notamment dans les collèges et lycées où l’accueil des élèves est néanmoins assuré.

Quelques commerces fermés

En dehors des services publics et administrations, quelques commerçants ont également décidé de baisser le rideau de leurs commerces en vue de la journée de grève de ce jeudi 22 mars 2018, surtout dans les grandes agglomérations.

Manifestation à partir de quatorze heures trente à Lille

En plus du mouvement de grève relativement bien coordonné, syndicats et collectifs d’opposants au président français Emmanuel Macron appellent à manifester à partir de quatorze heures trente dans les rues de Lille, au départ de la Porte de Paris où au moins plusieurs centaines de personnes sont attendues malgré la pluie et la difficulté rencontrée pour se déplacer dans la région.

Le gouvernement inflexible

Si les mouvements de grève sont très suivis, même dans le reste de la France Métropolitaine, il n’est néanmoins pas certain que le président français Emmanuel Macron et son gouvernement finiront par plier. Ce dernier ayant réitéré ces derniers jours que l’équipe gouvernementale tiendrait bon face aux syndicats et aux grévistes.

Publié le 22/03/2018 – 10:00
Par : Gaël Autier
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