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Politique : Entre critiques et affaires, la rentrée s’annonce compliquée pour l’exécutif français

Entre la démission de Nicolas Hulot et les pressions exercées par des personnes proches du pouvoir en place en France, interventions du président français, Emmanuel Macron, critiquées et réformes désapprouvées ou remises en question, la rentrée 2018 semble de compliquer pour la présidence, le Premier Ministre, Edouard Philippe et son gouvernement.

Entre démission de Nicolas Hulot, critiques de Stéphane Bern …

Le premier événement marquant de la fin des vacances estivales​ fut la démission du Ministre d’État en charge de l’Ecologie et de l’environnement, Nicolas Hulot. Ce dernier l’avait annoncé en direct sur la radio française, France Inter, le 28 août dernier, claquant la porte, sans prévenir l’exécutif, surprenant tout le monde, jusqu’à ses proches. Pour justifier sa décision, l’ex-ministre a longuement expliqué ce qui a motivé son choix.
« Je ne veux plus me mentir, je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur sur ces enjeux-là »
Rapidement, la classe politique a réagi à cette nouvelle. La République En Marche, parti au pouvoir depuis 2017 et le gouvernement ont martelé que le bilan de l’ancien ministre était positif, et que l’écologie demeurait l’un des sujets qui tenait à cœur pour l’exécutif, tandis que l’ex-Président François Hollande donnait raison à Nicolas Hulot, comme bon nombre de membres des partis d’opposition, notamment à gauche.
Outre en France, cette décision eut des répercutions à l’étranger, notamment en Allemagne où l’on se questionne sur la sincérité réelle du programme environnemental et les promesses climatiques faites par le gouvernement français.
Plus récemment, l’animateur Stéphane Bern, très populaire auprès des français, étant en charge d’un programme de sauvegarde du patrimoine, a également critiqué son employeur, se demandant si le gouvernement ne l’utilisait pas uniquement comme un « cache misère ». Il a ainsi déclaré sur RMC « Si je suis simplement un prétexte pour faire bien, parce que je suis un animateur télé populaire […] et si je suis simplement instrumentalisé par le pouvoir, le partirai dans la seconde », regrettant notamment le manque de moyens qui lui sont confiés, annonçant qu’il déciderait en fin d’année s’il poursuivra son action auprès de l’exécutif.

… et une phrase polémique

Toujours en cette fin d’été, quelques jours après la démission de Nicolas Hulot, une réplique émanant du président Emmanuel Macron a également produit une polémique. Au cours d’un discours au Danemark, le président français a ainsi comparé le pays qui l’accueillait « luthérien » ouvert au changement, à la France, qui selon-lui, est peuplée de « gaulois réfractaires au changement ».
Cette phrase créa immédiatement une polémique véhiculée sur les réseaux sociaux et au sein de la classe politique d’opposition qui n’est pas restée indifférente, à l’image du député La France Insoumise de la septième circonscription de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière qui qualifie les propos tenus par Emmanuel Macron de « sottise confondante », ou la députée Rassemblement National de la onzième circonscription du Pas-de-Calais et présidente du parti d’extrême-droite Marine Le Pen qui évoque quant à elle un mépris pour les français.
Face à cette polémique, le président français s’est défendu en invoquant une réplique humoristique, appelant de surcroît à ne pas céder à la polémique.

Des réformes critiquées et des affaires judiciaires en série

L’exécutif n’est pas le seul à être critiqué par l’opinion, son action l’est également, plusieurs réformes ayant été critiquées au cours de l’été, notamment la Loi Schiappa qui porte sur la lutte contre les violences sexuelles ou encore la Loi Asile et Immigration, relative à l’accueil et à l’administration des demandeurs au droit d’asile et des immigrés. Toutefois, outre ces réformes ne faisant pas l’unanimité chez les français, le gouvernement remet actuellement des réformes pourtant déjà adoptées.
Cette semaine, le gouvernement a annoncé son interrogation sur une réforme prévue de longue date : La mise en place du prélèvement de l’impôt à la source. En effet, jeudi, en déplacement en Finlande, le chef de l’état a tenu un discours mettant en doute sa mise en place en janvier 2019 : « J’ai plutôt l’intention de conduire cette réforme à son terme, mais j’ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore avant de donner une directive finale ».
Ainsi, pour l’exécutif, la question n’est pas, pour le moment, de l’annuel, mais de reporter à nouveau la mise en application de cette réforme décidée et programmée par Emmanuel Macron qui s’interroge toujours sur celle-ci.
Cependant, selon l’administration, il n’existe aucun obstacle à la mise en place et à l’application de cette réforme, comme l’a déclaré sur France Info, Bruno Parent, directeur général des finances publiques : « La machine est lancée. Elle ne peut plus, elle ne doit plus s’arrêter » « On [la DGFIP] sera d’autant plus prête que le gouvernement a décidé, peu de temps après sa nomination, de reporter d’un an le prélèvement à la source ». Une majorité de français s’est également prononcé en faveur de la mise en place du prélèvement de l’impôt à la source dès 2019.
La rentrée politique se trouble donc pour le gouvernement qui sera à nouveau au complet lors du prochain conseil des ministres, mercredi 5 septembre. A ces affaires politiques, s’ajoutent encore des affaires judiciaires encore en cours, telles que les affaires Benalla, Solère et Nyssen.

Publié le 03/09/2018 – 15:00
Par : Davy Loones
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