Météo : La tempête s’éloigne, mais les dégâts occasionnés sont conséquents et les perturbations subsistent

La vigilance orange est levée, mais des dégâts sont à signaler en Flandre. / Copyright : Météo France
Si une tempête était bel et bien attendue en Flandre ce dimanche, son intensité s’est finalement révélée être plus élevée que prévu. En effet, les valeurs relevées par les stations météo disséminées sur le territoire ont été souvent supérieures aux prévisions. A la mi-journée et en début d’après-midi, l’anémomètre affichait 105 km/h à Dunkerque, 110 km/h à Steenvoorde, 117 km/h à Lille. Le vent a donc soufflé plus intensément dans l’intérieur des terres que sur le littoral où ses effets ont néanmoins été similaires que dans les autres territoires.

Des dégâts parfois importants

Toute la journée, les moyens d’assistance et de secours ont été mobilisés. Des dégâts parfois conséquents ont touché le réseau ferroviaire et les routes dont certaines ont dû être coupées en raison de la chute d’arbres et d’éléments électriques. Ces mêmes événements ont obligé la SNCF à interrompre la circulation des trains dans l’ensemble de la Flandre française pendant plusieurs heures, dimanche après-midi.
En dehors des axes de communication, la tempête a également occasionné des dégradations sur des véhicules, des bâtiments et des monuments. Ce matin, le centre hospitalier de Lille a été brièvement inaccessible suite à la chute d’arbres. Un fait similaire a fait deux blessés dans l’est de la banlieue de la capitale des Flandres, à Villeneuve d’Ascq, où un arbre s’est abattu sur une voiture qui transportait deux personnes âgées d’une quarantaine d’années. Dans les milieux ruraux du Westhoek, des morceaux de toiture se sont décrochés de l’église d’Estaires, tandis qu’à Bailleul, près de 200 foyers ont été privés d’électricités en raison d’un incident survenu sur une ligne d’alimentation électrique. La tempête a également occasionné des dégâts au niveau d’équipements sportifs, tout comme à Hazebrouck où le stade Damette a vu l’un de ses bancs de touche se coucher.
Dans les grands centres urbains, des parois et barrières délimitant des chantiers ont cédé sous la force du vent. Ce fut notamment le cas au niveau de la Rue de Béthune, dans le centre de Lille, alors que plus au nord, non-loin de la cité portuaire de Dunkerque, c’est une partie du toit d’un immeuble qui s’est effondré.

Un bilan humain peu conséquent

Si les dégâts, parfois conséquents, vont mettre plusieurs semaines ou plusieurs mois à être compensés, le  fait que le bilan humain, qui ne comporte pas de victime décédée, ne soit pas lourd, doit également être pris en considération dans le bilan qui doit être effectué après le passage de la tempête qui s’est maintenant éloignée vers l’est.

Publié le 10/03/2019 – 21:05
Par : Gaël Autier
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