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Lille : Cinq voitures brûlées pendant la nuit dans le quartier Caulier. Un lien avec le drame de vendredi ?

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Illustration. / © MAXPPP

Cinq véhicules ont été délibérément incendiés la nuit dernière, vers vingt-trois heures, dans le quartier de Caulier, non-loin de la station de métro éponyme, dans l’est de Lille, non-loin du quartier de Saint-Maurice-Pellevoisin où une collision entre un train régional et des jeunes hommes qui marchaient sur les voies s’est produite vendredi soir, tuant l’un deux. Selon des sources concordantes, ces dégradations pourraient avoir eu lieu en réaction à cette collision, bien que la police ne donne, pour le moment, aucun motif quant à ces agissements.

Une enquête est ouverte

Depuis ce matin, le parquet de Lille a ouvert une enquête distincte concernant ces faits et ne semble pas, pour le moment, faire un quelconque rapprochement entre les deux événements.

L’hypothèse du contrôle de police

Jusqu’à présent, si l’hypothèse privilégiée par les enquêteurs pour justifier la présence des victimes sur les voies ferrées était celle d’un « raccourci » que les quatre victimes auraient souhaité emprunter, de nombreuses questions se posent toujours, quant à la validité réelle de cette explication donnée par l’un des jeunes hommes percutés par le train reliant Lille à Dunkerque vendredi soir, puisqu’au niveau des lieux du drame, les voies ferrées sont bordées par la voie rapide urbaine en contrebas à l’est et d’un quartier pavillonnaire à l’ouest duquel le site où circulent les trains est séparé par une haie et des grillages.
Difficile donc, d’imaginer, dans ce contexte, pourquoi les victimes auraient choisi d’emprunter ce passage qui ne mène nulle part. De plus, selon nos sources, le groupe de quatre jeunes auraient utilisé les voies ferrées afin d’échapper à un contrôle de police, ce qui pourrait être l’hypothèse la plus probable pour expliquer leur intrusion dramatique sur un site interdit d’accès.
Néanmoins, le procureur de Lille, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, précise que « Toutes les vérifications effectuées jusqu’à maintenant viennent contredire ce type de rumeur qui ne repose sur aucun fondement en l’état »​.
La Brigade de Sûreté Urbaine (BSU) de Lille, en charge de l’enquête, ne souhaite, pour le moment, pas communiquer sur les avancées de cette dernière et sur les témoignages recueillis. Le mystère devrait donc rester entier, du moins, dans les prochains jours.

Publié le 17/12/2017 – 13:30
Par : Guillaume Roupain
Mis à jour le 17/12/2017 – 13:58
Par : Gaël Autier
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