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Grève générale : Plus de 2300 personnes se sont rassemblées ce mardi dans les rues de Lille, avant la survenue d’incidents en fin de manifestation

Pour la première grand messe de la jonction des syndicats vers le mouvement des « gilets jaunes », ce sont au moins 2300 manifestants, affiliés, ou non, à divers syndicats, qui se sont rassemblés dans les rues du centre-ville de Lille. Le cortège, qui s’est élancé vers quinze heures, de la Porte de Paris en direction de la Place Charles De Gaulle, a défilé dans un calme relatif, malgré un incident survenu avec deux individus étrangers au rassemblement non-loin de la gare de Lille-Flandres, au niveau de l’intersection de la Rue Faidherbe et de la Rue du Priez.

Des incidents en milieu d’après-midi, en divers endroits

Après la fin de la manifestation déclarée et au moment du retrait visuel des militants syndicaux et politiques, la situation s’est ensuite tendue autour de la « Grand’Place » de Lille, où des grenades lacrymogènes ont été utilisées pour disperser la foule, qui se réfugia ensuite sur la Place du Théâtre et aux abords de la station de métro « Rihour ». La plupart des manifestants ont ensuite convergé sur la rue Faidherbe en direction de la gare de Lille-Flandres, avant de tenter de gagner la Bourse du Travail, située dans le quartier extra-muros de Fives, par la Rue de Tournai et la Rue Javary. C’est ensuite près du Zénith que de nouveaux incidents ont éclaté avec les forces de l’ordre qui ont à nouveau fait usage de gaz lacrymogène, repoussant le cortège composé de plusieurs centaines de personnes, vers le Pont de Flandres et le quartier d’affaires d’Euralille où de nouveaux heurts ont éclaté. De nouveaux incidents et dégradations se sont ensuite sporadiquement déroulés aux abords directs de la gare de Lille-Flandres et sur le Boulevard Périphérique Est jusqu’en fin d’après-midi.

Un front commun contre le gouvernement français ?

Si la présence des régionalistes flamands est parfois remarquée dans les cortèges de manifestation hebdomadaires des « gilets jaunes » à Lille, jusqu’ici, les syndicats restaient très discrets ou étaient simplement absents. Ce mardi 5 février, pour la première fois, syndiqués de la CGT, FO, SUD, UNEF, UNEL, les militants du Parti Communistes, ainsi que ceux de la France Insoumise, mais aussi de nombreux non-syndiqués ont défilé ensemble dans le cadre de la « grève générale » voulue principalement par la Confédération Générale du Travail, pourtant relativement peu suivie.
Toutefois, bien que certaines formations syndicales et politiques, par cette manifestation, ont affiché leur soutien ou leur ralliement envers les « gilets jaunes », la « convergence des luttes », tant souhaitée dans les milieux de la gauche, semble encore rester une chimère. En effet, dans le cortège, si la présence était commune, la plupart des slogans et revendications ne l’étaient pas. A l’avant, quelques centaines de gilets jaunes, dont l’une des figures locales du mouvement, Alexandre Chantry, placés en tête, souhaitent notamment l’établissement du « RIC » (Référendum d’Initiative Citoyenne), tandis que juste derrière, la CGT n’y est pas favorable sur la forme. Là où certains ont scandé « Macron, démission », d’autres s’opposaient surtout à la politique du gouvernement français, n’allant pas jusqu’à demander la démission d’Emmanuel Macron. Mais à l’inverse, d’autres slogans réclamant le retrait des Lanceurs de Balles de Défense (LBD) et la démission du Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, eux, étaient repris par l’ensemble des manifestants rassemblés dans les rues de la capitale des Flandres.

Publié le 06/02/2019 – 00:15
Par : Gaël Autier
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