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Grève générale : Jusqu’à 2.500 manifestants et quelques échauffourées jeudi après-midi dans les rues de Lille, plusieurs interpellations

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Dans l’après-midi, jusqu’à 2.500 personnes ont bravé le froid pour protester une nouvelle fois contre la réforme des retraites, jeudi après-midi à Lille. / Photo : Gaël Autier
Le cortège était moins fourni, mais la détermination est intacte. Les incidents qui ont éclaté dans la matinée à Lille et dans deux villes de proche-banlieue ont été suivis par un calme relatif, jeudi après-midi. Selon différentes estimations, 2.000 à 2.500 opposants à la réforme des retraites et à la politique gouvernementale ont une nouvelle fois battu le pavé dans la capitale des Flandres, où la colère ne retombe pas. De nouvelles manifestations, auxquelles participera une large intersyndicale, sont dores et déjà prévues la semaine prochaine, notamment le mardi 17 décembre.

La Place de la République et ses abords plongés dans le gaz lacrymogène

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La Rue de Béthune et la station de métro « République – Beaux-Arts » ont été recouvertes de gaz lacrymogène. / Photo : Gaël Autier
Contrairement au rassemblement de mardi, en marge duquel de vives tensions avaient rapidement éclaté entre radicaux et forces de l’ordre, cette fois, ce n’est qu’au moment de la dispersion de la manifestation que des échauffourées se sont produites. Aux alentours de 16h15, policiers et manifestants se sont confrontés sur la Place de la République, qui s’est rapidement recouverte de gaz lacrymogène. Les incidents, liés à plusieurs interpellations pour le motif de « visage dissimulé », qui se sont poursuivis pendant plusieurs dizaines de minutes, se sont ensuite étendus au Boulevard de la Liberté voisin, ainsi qu’à la Rue de Béthune, où de nouvelles salves de gaz irritant ont été lancées. Parmi les lieux ciblés, une attraction liée au marché de Noël, située Place Richebé, en a été victime, alors que plusieurs personnes qui n’étaient pas liées à la manifestation s’y trouvaient.

Deux étudiants en journalisme arrêtés

Selon plusieurs témoins, un premier étudiant, lié à l’ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme) de Lille, qui prenait le dispositif policier en photo aurait été interpellé vers 17 heures, Place de la République. La raison donnée par les policiers pour justifier son arrestation serait celle d’une agression sur personne dépositaire de l’autorité publique. Cette dernière ne semblait pas être corroborée par ses camarades et la foule qui a vivement protesté. Ceux-ci se sont ensuite réunis devant le commissariat central de Lille, non-loin de la Porte des Postes, où il était retenu. C’est à cet endroit qu’un autre jeune faisant partie de la même école aurait également été interpellé, cette fois pour avoir refusé de reculer après une sommation de dispersion du groupe. L’émoi s’est très rapidement emparé de l’ensemble des promotions de l’établissement qui a réagi sur Twitter.

Ce n’est pas la première fois que la liberté de la presse est entravée par les forces de l’ordre en marge de manifestations. Régulièrement, les journalistes sont ciblés par des actes d’intimidation (jet de gaz poivré au visage, coups de matraque sans justification) émanant de policiers ou de gendarmes qui, souvent, ne semblent pas enclins à respecter leurs droits.

Publié le 12/12/2019 – 23:02
Par : Gaël Autier
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