Flandre Presse

Grève générale : Blocus en cours dans plusieurs lycées et campus universitaires de la capitale des Flandres ce mardi matin

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Peu avant 07h, ils étaient une vingtaine à disposer des poubelles et des barrières pour empêcher l’ouverture de l’université de Lille 2. / Photo : Gaël Autier
La grogne s’amplifie. Depuis mardi matin, au moins deux campus universitaires sont bloqués par des étudiants opposés à la réforme des retraites et à la politique générale menée par le gouvernement français. En début de matinée, les actions des manifestants se concentraient autour de la faculté de droit (ex-Lille 2) et de l’IEP (Sciences Po Lille), où les examens qui devaient se dérouler à partir d’aujourd’hui sont reportés. La décision, qui a été prise dans la nuit par le doyen, est souvent saluée, mais la tardiveté de cette décision est décriée et très commentée dans le milieu étudiant lillois. Dans les autres facultés, à Cité Scientifique et Pont-de-Bois (ex-Lille 1 et ex-Lille 3), les partiels auront quand même lieu à partir de cette semaine.
En dehors de l’enseignement supérieur, c’est aux abords d’établissements scolaires de l’enseignement secondaire que la situation pourrait se tendre en cours de matinée. Cela sera notamment le cas autour des lycées Faidherbe, Fénelon, Montebello et Pasteur à Lille, ainsi qu’au lycée Valentine Labbé à La Madeleine. Pour finir, d’autres lycées pourraient être ciblés à Roubaix, Tourcoing ou encore Villeneuve d’Ascq. Hier, lundi 9 décembre, plusieurs tentatives de blocages avaient été avortées par l’intervention musclée des forces de l’ordre qui n’ont pas hésité à avoir recours au gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.
En début d’après-midi, étudiants et lycéens devraient converger vers la Porte de Paris, d’où doit s’élancer une manifestation interprofessionnelle à 14h30. Dans le même cortège, ils pourraient être rejoints par les enseignants, les personnels soignants, les cheminots, des salariés du privé, des pompiers, des « gilets jaunes » et des régionalistes flamands. La colère continue de se cristalliser dans la capitale des Flandres, où des incidents sont redoutés.

Publié le 10/12/2019  08:38
Par : Gaël Autier
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