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Education : L’enseignement du flamand suspendu, les régionalistes flamands se mobilisent pour sauver la langue

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Les régionalistes flamands pourraient faire leur retour dans les cortèges de « Gilets jaunes » au cours des prochaines semaines. / Photo : Gaël Autier

Voilà qui pourrait causer un regain de tensions dans les prochaines semaines en Flandre française. L’enseignement du flamand, « tolérée » jusqu’ici dans quelques établissements scolaires depuis 2007 ne semble plus l’être. Depuis la rentrée de septembre 2019, la langue régionale n’est donc plus acceptée que dans une seule école privée d’Esquelbecq après avoir disparu des structures publiques de Buysscheure-Noorpeene-Ochtezeele, Volckerinckhove et Wormhout.
Interrogé par nos confrères de La Voix du Nord, Jean-Paul Couché, Président de l’Institut Régional de la Langue Flamande, dénonce un « gâchis » et une « volonté » de nuire à ce dialecte encore parlé par plusieurs dizaines de milliers de personnes en Flandre française. Selon lui, les autorités organisatrices de l’Education Nationale attendaient le départ en retraite en juin de Frédéric Devos, maire de Wormhout, de son poste de chargé de l’enseignement du flamand pour débuter une éradication de la langue qui n’est toujours pas considérée, aux yeux de l’état et de l’Education Nationale, contrairement au basque, au breton ou encore au corse, comme une langue régionale susceptible d’être enseignée, douze ans après le début d’une « expérimentation ». Les cours destinés aux adultes, eux, se poursuivront car ils ne dépendent pas de l’Etat. De plus amples renseignements sont disponibles auprès de l’IRLF/ANVT via le numéro de téléphone suivant : 09.54.96.83.16

Quelles réactions face à ce « recul majeur » ?

Tout comme les parents d’élèves et une partie de la population, les élus sont, en grande partie, unanimes et affirment ne pas comprendre la décision prise par le rectorat. Certains évoquent même un « recul majeur » et un « frein à l’emploi ». Un courrier a dores et déjà été envoyé au rectorat de l’Académie de Lille afin d’interpeller la rectrice.
Plus sanguins, certains régionalistes flamands, eux, ont appelé à mener des « actions » au cours des prochaines semaines avant l’organisation d’une potentielle manifestation à Lille. Ils pourraient être de retour dans le cortège des « Gilets jaunes » dès ce week-end dans la capitale des Flandres après plusieurs semaines d’absence. D’autres ont appelé à se mêler au mouvement de contestation massif annoncé contre la réforme des retraites à partir du 5 décembre. Les méthodes et modalités d’actions varient, mais tous comptent réagir face à ce qu’ils qualifient déjà de « discrimination ». La contestation qui s’est mise en place contre la politique gouvernementale de la France depuis le mois de novembre 2018 n’est donc pas prête de s’arrêter en Flandre.

Publié le 01/10/2019 – 14:13
Par : Gaël Autier
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