Flandre Presse

Belgique : Mardi noir à Bruxelles

L’aérogare de l’aéroport de Zaventem (Belgique) dévasté, juste après l’attaque terroriste.
​Tout a commencé aux alentours de huit heures du matin, au moment où deux kamikazes, les frères Bakraoui se sont fait exploser dans le principal aérogare de l’aéroport international de Bruxelles-Zaventem où le nombre de morts serait de 14 selon le parquet fédéral belge.

La terreur ne s’est pas arrêtée immédiatement, en effet, peu avant neuf heures et quart, une rame de métro a fait explosion (au moment où Najim Laachraoui s’est fait exploser), tuant une quinzaine de personnes dans la rame et sur le quai dans la station Maelbeek, située dans le quartier bruxellois où sont établies les institutions européenne.

Comble de l’horreur, on apprendra plus tard dans la journée d’hier que les terroristes avaient volontairement placés des clous dans leurs ceinture d’explosifs et potentiellement la bombe retrouvée intacte dans l’aérogare, ce qui a donc probablement permis au commando de faire plus de victimes.

Mercredi matin, Charles Michel, le premier ministre belge a annoncé que les kamikazes (les frères Bakraoui et Najim Laachraoui) étaient en lien direct avec Salah Abdeslam, arrêté jeudi dernier dans sa planque de la commune de Molenbeek. Annonce a également été faite que l’un des frères avait loué le logement de Forest visé par une perquisition, deux jours avant l’arrestation de Salah Abdeslam.

On notera également que deux hommes sont donc désormais recherchés par la police fédérale belge, il s’agit de Mohammed Abrini d’un autre homme dont l’identité demeure encore inconnue. Une chose est sûre, le deuxième homme recherché a été aperçu à l’aéroport de Zaventem, quelques minutes avant les explosions en compagnie des deux kamikazes.

Nombreuses réactions internationales

C’est d’abord Barack Obama qui a pris la parole depuis La Havanne (Cuba), lors de sa visite historique dans le pays, s’indignant d’attaques portées à un pays ami des Etats-Unis.

C’est ensuite une diplomate européenne qui, submergée par l’émotion, a quittée l’assemblée nationale jordanienne, en compagnie du ministre jordanien des affaires étrangères.

De son côté, la France, par le biais du premier ministre Manuel Valls que la France est désormais en guerre, comme il le martèle discrètement depuis les attentats du 13 novembre 2015.

A Bruxelles, la vie reprend son cours

​Hier après-midi encore, les élèves bruxellois étaient confinés dans leurs établissements scolaires. Les transports en commun de la ville étaient interrompus par crainte d’autres attaques, et les lieux sensibles avaient fermés immédiatement (gares, aéroports, administrations, centrales nucléaires) et le personnel évacué de ces lieux pendant une bonne partie de la journée de mardi, avant de rouvrir progressivement à partir de la fin de l’après-midi d’hier.

Ce matin, les plus matinaux ont très rapidement constatés que les embouteillages avaient repris sur les principaux axes (encore parfois déserts hier soir) et que les lignes de bus, de tramway, de métro et de train de banlieue avaient partiellement repris leur service, mais toujours pas dans les stations Maelbeek, Schuman et à l’aéroport de Zaventem qui restent fermés jusqu’à nouvel ordre, le temps de remettre en état les lieux et d’effacer les stigmates de ces attaques.

Deux enquêtes en une ?

​A la suite des attentats de Paris en novembre 2015, la France avait ouvert une enquête, il en est à nouveau de même aujourd’hui.

On se souvient que la Belgique, en particulier la commune bruxelloise de Molenbeek avait été utilisée comme lieu de préparation des attentats de Paris, et ensuite comme lieu de fuite de Salah Abdeslam pendant quatre mois.

On sait également maintenant que la commune de Schaerbeek (Bruxelles) a, à son tour été utilisée comme lieu de préparation des attaques, mais cette fois-ci, celle qui visait Bruxelles. La particularité de Schaerbeek est qu’elle est proche de Molenbeek, dont le bourgmestre (maire) s’est rendu à la station Maelbeek dans la journée de mardi.

Une enquête à été ouverte par la justice française suite à ces attentats qui ont blessés une dizaine de français, dont quatre sont encore en état d’urgence absolue dans les hôpitaux de Bruxelles. On pourra également très bien penser que les enquêtes sur les attentats de Bruxelles se joindront à celles concernant les attentats de Paris, qui ont été commis par la même organisation terroriste, et peut-être même la même filière.

Gaël AUTIER pour @FlandrePresse – Mercredi 23 Mars 2016 à 19h18
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