INFOPAYS DE FLANDRE

Retraites : Plusieurs milliers de flamands ont réaffirmé leur opposition à la réforme, ce jeudi, des heurts à Lille

Un peu plus de 2.500 à 3.000 personnes ont défilé dans les rues de Lille, jeudi après-midi. / Photo : Gaël Autier
La baisse de mobilisation semble s’interrompre quelque peu. Toujours opposés formellement au projet de réforme des retraites, souhaitée par le gouvernement, les flamands (probablement jusqu’à 4.000 personnes) ont encore battu le pavé dans les grandes agglomérations de la région, jeudi 6 février.
De Douai à Dunkerque, en passant par Lille, les foules étaient, certes, bien moins massives que lors des premières journées de manifestations qui avaient eu lieu au mois de décembre 2019, mais les cortèges n’étaient pas moins clairsemés que lors de la semaine précédente. Selon les estimations, près de 300 à 400 personnes ont défilé dans le douaisis. C’est moins que dans la cité de Jean-Bart, où un rassemblement de 500 individus s’est formé, devant la gare.

Heurts et tensions à Lille

Cette fois, encore, c’est dans la capitale des Flandres que les contestataires étaient les plus nombreux. Durant toute l’après-midi, ce sont environ 2.500 à 3.000 opposants au gouvernement qui ont déambulé dans les quartiers de Moulins et de Wazemmes. Partis de la Porte de Paris, ils ont emprunté la Place Jean-Baptiste Lebas, le Boulevard Victor Hugo, la Rue Gantois, la Rue des Postes, la Place Sébastopol, avant de gagner la Place de la République,  en fin de journée. Parmi eux, les horizons étaient divers, organisations syndicales, militants non-encartés, « gilets jaunes », et régionalistes flamands ont laissé leurs différends, et se sont joints au même appel. La plupart d’entre-eux pourraient se retrouver vendredi soir, pour une nouvelle « retraite aux flambeaux ».
Au cœur de la journée, alors qu’un groupe de plusieurs dizaines de personnes revêtues de tenues noires s’était immiscé dans le cortège lillois, des heurts sont survenus. Face à l’avancée des manifestants masqués, les gendarmes mobiles, qui empêchaient leur progression vers la Porte des Postes, périmètre qui ne leur était pas autorisé, ont largement fait usage du gaz lacrymogène. Retranchés dans une rue adjacente, noyée dans une atmosphère blanchâtre irrespirable, ces individus ont dressé plusieurs obstacles, en regroupant des poubelles sur la chaussée. Ils se sont finalement dispersés avant l’arrivée de la manifestation sur son terme. La tension est alors redescendue progressivement, et le calme s’est réinstallé. Ces incidents ne sont, aujourd’hui, plus rares, à Lille, où le niveau de violence avait atteint un paroxysme en décembre 2019 et janvier 2020. La presse, et les étudiants en journalisme, qui couvraient les rassemblements contre la réforme des retraites, avaient alors été régulièrement pris à partie par les forces de l’ordre, et certains manifestants.

DIAPORAMA – MANIFESTATION LILLOISE

    Afficher plus

    Articles similaires

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Bouton retour en haut de la page
    Fermer
    Fermer

    Adblock détecté

    Merci de soutenir votre média en désactivant votre bloqueur de publicité.