CORONAVIRUSINFOLille (Rijsel)LILLE MÉTROPOLEPAYS DE FLANDRE

Vives polémiques après l’arrestation musclée d’un sexagénaire à Lille

Des grands pôles urbains aux territoires ruraux, les images sont très commentées, et le débat vif. Depuis l’interpellation musclée d’un homme âgé d’environ 60 ans dans le centre-ville de la capitale des Flandres, samedi soir, deux versions s’opposent, et deux polémiques agitent réseaux sociaux et discussions.

Deux versions contradictoires

La première concerne les méthodes employées par trois agents de la police lilloise dans le cadre de l’arrestation de l’individu dépourvu d’attestation dérogatoire. Sur les images tournées, et diffusées, sur Twitter, par le journaliste Kévin Piotrowski, nous pouvons apercevoir les policiers plaquer l’homme sur le rebord de la fontaine de la grand’place, avant de le faire asseoir au sol, mains dans le dos.

Dimanche après-midi, la police nationale du Nord, via son compte Twitter officiel, démentait la version selon laquelle l’homme avait été interpellé « sans raison », avant de l’accuser de « violences physiques ».

L’autre version, quant à elle, fait état d’une intervention musclée, et d’un emploi disproportionné de la force. N’ayant pas accès à d’hypothétiques images de la police, et la vidéo ne relayant pas l’intégralité de la scène, il est aujourd’hui impossible de trancher en faveur d’une, ou de l’autre version.

La liberté de la presse en question

Dans la foulée, une deuxième polémique s’est également répandue, cette fois, au sujet de la liberté que semblent avoir pris les policiers dans le premier tweet de « Police Nationale 59 ». Dans celui-ci, les ces derniers semblent se laisser le loisir d’inscrire le terme « fake news », pour discréditer la version qui s’oppose à la leur ; de quoi interroger, une fois de plus, sur le respect de la liberté de la presse par les forces de l’ordre déployées à Lille.

En réaction, plusieurs journalistes, photographes, et étudiants en journalisme ont exprimé leur consternation. Sous ledit tweet, plusieurs d’entre eux ont insisté pour que les instances diffusent leurs images, avant de rappeler que personne ne pouvait être juge et partie. De son côté, Kévin Piotrowski réfute toute volonté de détourner les images qu’il a diffusé. Il s’exprimera à ce sujet dans nos colonnes, lundi après-midi.

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