INFOPAYS DE FLANDRE

Grève du 5 décembre : Une matinée calme en Flandre, avant un éventuel tournant dans l’après-midi

La première journée de grève générale débute timidement. La plupart des opérations annoncées depuis quelques jours ou semaines semblent avoir été écourtées ou annulées jeudi matin. Les opposants à la réforme des retraites et à la politique générale menée par le gouvernement français sont restés relativement absents jusqu’à la mi-journée.

Routes et transports en commun déserts

A l’heure de pointe, aucun ralentissement n’était constaté sur l’A25, dans la traversée du sud de Lille. / Photo : Gaël Autier

Depuis l’annonce de ce mouvement, beaucoup s’attendaient à rester bloqués sur les routes, mais c’est plutôt la fluidité de la circulation qui a étonné ce matin. Dans les rues des grandes agglomérations et sur le réseau routier, bien que des actions de blocage et de filtrage de la circulation aient été entreprises, il semblerait que les automobilistes aient pris leurs dispositions afin de contourner les embouteillages annoncés. Si quelques ralentissements étaient recensés en début de matinée sur les autoroutes A22 et A25, ainsi que sur le réseau secondaire, à l’heure de pointe l’absence de véritables bouchons a surpris les salariés non-grévistes qui se rendaient sur leurs lieux de travail.

Les quais de la gare de Lille-Flandre étaient déserts, en début de matinée. / Photo : Gaël Autier

Dans les rares transports en commun en circulation ce jeudi, peu nombreux étaient les usagers à entreprendre leur trajet quotidien malgré le mouvement de grève qui perturbe fortement leur fonctionnement. En gare de Lille-Flandres, où seuls circulent quelques trains dont la plupart ne desservent que les lignes la reliant à Anvers, Courtrai, Namur et Tournai, c’est le calme qui semble l’emporter sur l’agacement, puisqu’une écrasante majorité de trains ne circule pas. Sur la ligne 1 du métro lillois, ainsi que dans les rues de la capitale des Flandres, voyageurs et badauds, sans doute refroidis par les gelées matinales, sont également restés très discrets.

Des tentatives de blocages devant plusieurs lycées et campus universitaires

L’accès au campus de Sciences Po Lille est bloqué depuis le début de la journée. / Photo : Gaël Autier

L’absence de transports en commun et scolaires y est peut-être pour quelque chose. Lors de l’ouverture des accès aux lycées et campus universitaires, les élèves et étudiants étaient relativement peu nombreux à s’y rendre. Dans ces mêmes établissements, les cours n’ont pas toujours pu être assurés puisqu’ils ont été la cible de tentatives de blocage, parfois avortées en raison du faible nombre de manifestants. Ce fut notamment le cas autour des lycées Montebello et Pasteur où les enseignants ont souvent préféré se rallier à la grève.
A contrario, aucun cours n’a pu être dispensé à l’école de sciences politiques de Lille en raison d’une même démarche qui, cette fois, a abouti. Une assemblée générale devait se tenir à midi devant les lieux en vue d’une reconduite probable de cette opération.

Un tournant dans l’après-midi ?

Selon toute évidence, c’est le scénario qui semble se profiler. A partir du début de l’après-midi, les rues de Lille devraient progressivement se remplir. Une manifestation devrait s’élancer de la Porte de Paris à partir de 14h30 et gagner la Place de la République en fin de journée via les quartiers centraux de la ville. Dans le rassemblement, organisations syndicales et partis politiques d’opposition devraient défiler aux côtés de « gilets jaunes » et de régionalistes flamands très remontés contre le gouvernement. Quelques regains de tension sont redoutés.

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