Réouvertures : Les commerçants flamands sont prêts … et inquiets

Cette fois, c’est parti. Très attendue depuis l’engagement de cet énième déconfinement, l’échéance de ce mercredi était déjà bien anticipée dans le territoire flamand de France. De Lille (Rijsel) à Dunkerque (Duinkerke), en passant par Hazebrouck (Hazebroek), commerçants et tenanciers de bars, cafés, estaminets et restaurants se tiennent déjà prêts à accueillir les clients, dont beaucoup désirent pouvoir reprendre leurs habitudes. Dans les bars, comme dans les cinémas ou les commerces dits « non essentiels », l’impatience était palpable, tout comme l’inquiétude liée à l’incertitude qui demeure sur l’évolution prochaine de la pandémie de coronavirus (Covid-19).

Un retour des terrasses très attendu

Dans les rues de la capitale des Flandres, comme ailleurs, les cafetiers et restaurateurs ont profité des éclaircies temporaires pour redéployer leurs terrasses et soigner la propreté de leurs établissements. Au cœur de la ville, l’atmosphère était déjà joyeuse ce mardi. Heureux de profiter bientôt des lieux qui leur sont chers, habitants et pendulaires étaient nombreux à se presser pour tenter de réserver leur place au sein des chanceux qui pourront se glisser dans la jauge de capacité de 50%. Car, restrictions obligent, toute la clientèle ne pourra être acceptée et la moitié des tables resteront vides ou rangées.

Outre le protocole sanitaire renforcé, il est un autre élément qui pourrait perturber les retrouvailles tant attendues. En effet, les conditions climatiques devraient rester, comme ce mardi, plutôt maussades, ce qui n’empêchera toutefois pas les flamands les plus déterminés de siroter une bière ou de déguster un Welsh dans un moment de quiétude revenue.

Incertitudes sur l’avenir

Dans bien d’autres commerces, la reprise de l’activité se fait également attendre. Car là où elles n’ont pas provoqué d’arrêt définitif de l’activité, les mesures ont impliqué une perte sèche de chiffre d’affaires. Reste maintenant à savoir si l’épidémie restera maîtrisée au cours de l’été. Tous désormais prient pour éviter une nouvelle fermeture forcée qui, pour beaucoup, ne serait plus temporaire. Une certitude néanmoins, la vie reprendra au moins jusqu’aux élections régionales, prévues les 20 et 27 juin prochains.

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