CORONAVIRUSSOCIÉTÉ

Le pays s’enfonce dans la crise sanitaire, la tension monte

L’unité nationale souhaitée par le gouvernement français n’aura pas lieu. Alors que le pays, et ses hôpitaux, s’enfoncent de plus en plus dans la crise sanitaire, de nombreuses voix commencent à s’élever contre la manière dont cette dernière est gérée par le pouvoir, depuis ces dernières semaines.

Sur les réseaux sociaux, et en particulier sur Twitter, mais également depuis les fenêtres qui donnent sur des rues complètement vides, les propos tenus deviennent très véhéments. Dans les zones rurales, comme dans les grands centres urbanisés, beaucoup reprochent aux gouvernants d’avoir minimisé l’ampleur avec laquelle l’épidémie de coronavirus allait frapper le pays.

Une gestion de crise jugée désastreuse

Pour la plupart des personnes interrogées, dans la métropole lilloise et le Westhoek, c’est la politique ultralibérale du Président qui est en cause. Dans toutes les bouches, les paroles sont relativement similaires. La fermeture régulière de nombreux lits au cours des dernières années, la réduction des moyens alloués aux établissements de santé, ou encore le manque de personnel sont largement repris dans la longue liste des reproches énumérés par ses détracteurs. Indignés par une gestion de la crise qu’ils jugent désastreuse, d’autres, tout aussi nombreux, fustigent des décisions prises « avec plusieurs semaines de retard ».

Si la tension, palpable jusqu’ici, était encore canalisée, les révélations de l’ex-Ministre de la Santé, Agnès Buzyn ont exacerbé les différentes colères latentes. A gauche, comme à droite, et des villes aux hameaux reculés, les opposants, comme les soutiens de la politique gouvernementale se disent souvent « choqués » par ce qu’ils qualifient de « mise en danger de la population ». « Comme l’a dit Madame Buzyn, ils savaient, mais ils n’ont rien fait. On saura s’en souvenir ! » tonnent-ils désormais.

En Flandre, où entreprises et collectivités s’organisent pour produire et fournir les équipements sanitaires nécessaires aux hôpitaux (notamment des masques et blouses), le torchon brûle. A l’issue du confinement, une autre crise, plus profonde, pourrait se déclencher. Comme dans la plupart des territoires, la défiance envers les décideurs politiques se fait plus que jamais ressentir. Un nouveau mouvement de contestation pourrait alors émerger, et les rues se remplir à nouveau … de milliers de manifestants.

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