Flandre Presse

Remontés contre leurs conditions de transport, des usagers de la SNCF appellent à la mobilisation

Rien ne va plus entre la SNCF et ses usagers dans la région Hauts-de-France. En Flandre comme ailleurs, le torchon brûle et la colère se cristallise de plus en plus. Sur les réseaux sociaux, la fronde s’organise. Depuis plusieurs semaines, certains membres du groupe Facebook « Les Usagers des TER Hauts de France » discutent d’une potentielle mobilisation à venir au mois de novembre. Remontés contre la suppression quotidienne de nombreux trains et une dégradation constante des conditions de transport, d’autres se disent prêts à les suivre.

Trois pétitions lancées pour dénoncer un « chaos »

Pour l’heure, aucune action concrète n’a été décidée. Mais les instigateurs d’un potentiel collectif à naître esquissent déjà plusieurs pistes. Parmi les priorités figurent notamment la distribution de tracts pour dénoncer la multiplication des perturbations. Dans une publication diffusée ce mardi, Rémi Perrin appelle notamment les usagers à signer trois pétitions. L’une d’entre elles, un plaidoyer contre l’instauration d’un Plan de Transport Adapté, a déjà recueilli plus de 8.000 approbations en une semaine. Les deux autres, l’une évoquant un « chaos » et l’autre réclamant un investissement conséquent dans le transport ferroviaire, ont reçu le soutien respectif de 267 et 483 personnes.

Un appel lancé aux élus locaux

Outre cette action simple, les usagers en colère sont également appelés à relayer leurs ressentis et doléances. « Vous pouvez écrire à vos élus locaux, notamment à vos maires », peut-on lire sur le même groupe Facebook, qui compte désormais plus de 8.300 membres. Ralliés à leurs causes, certains élus locaux pourraient favoriser un appui conséquent pour que la SNCF « revoie sa copie le plus rapidement possible », y suggère-t-on aussi. Dans le même temps, les frondeurs sont appelés à proposer des axes de mobilisation et d’amélioration. « Soyez force de propositions (…) Nous appuierons vos initiatives, du moment qu’elles n’incitent pas à la violence », conclut Rémi Perrin.

Dans le territoire de Flandre, aucune collectivité n’a encore répondu à l’appel, si ce n’est la commune de Téteghem – Coudekerque-Village. Son maire, Franck Dhersin (également vice-Président du conseil régional chargé des mobilités ndlr), accuse régulièrement la SNCF de « bafouer » les conventions signées avec la région. De leur côté, certains usagers de la ligne du Westhoek entendent déjà se mobiliser dès cette semaine. Plusieurs d’entre eux feront circuler une pétition dans les trains qui circulent entre Lille (Rijsel) et Hazebrouck (Haezebroek).

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