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Grève du 7 février : La mobilisation faiblit, mais la détermination reste intacte en Flandre

Nouveau pari gagné pour les syndicats. Malgré l’entame de l’examen du projet de loi, les opposants à la réforme des retraites restent très mobilisés. Ce mardi 7 février, plus d’un million de français seraient descendus dans les rues. Un chiffre inférieur à la date du 31 janvier, mais dont la baisse doit être relativisée en fonction de ceux qui seront enregistrés samedi.

Une mobilisation en recul

À l’instar de bien d’autres régions, la Flandre vivre une nouvelle journée de mobilisation historique. Pour la troisième fois depuis le début du mouvement, l’atmosphère restait électrique dans nombre de villes et villages. Au petit matin, de nombreux services publics et entreprises fonctionnaient au ralenti ou restaient portes closes. Dans les agglomérations comme dans la ruralité, le rejet de la mesure du gouvernement reste fort.

Des perturbations dans tous les secteurs

Dès les dernières heures de la nuit, plusieurs points de blocages vont progressivement se dessiner. Près de Dunkerque (Duinkerke), les salariés du site pétrolier de Mardyck ouvrent le bal. Aux alentours de six heures, les infrastructures détenues par TotalEnergies verront leur fonctionnement complètement stoppé pour la journée. L’approvisionnement des stations-services sera ainsi suspendu, en attendant la levée de la grève. Dans le même temps, des étudiants et militants installeront des barrières pour empêcher l’accès à l’université de Lille 2. Délogés par les forces de police, ils finiront par gonfler les rangs de la manifestation lilloise quelques heures plus tard.

Un peu plus tard, c’est sur les routes que vont se concentrer les principales difficultés. En plusieurs points du territoire, la circulation va se densifier et d’importants embouteillages se formeront, notamment à l’approche des agglomérations. Au sud-est de la capitale des Flandres, les accès au centre routier de Lesquin ont été partiellement bloqués, ce qui impactera les autoroutes A1 et A23, autant que sur le boulevard du Breucq (N227).

Moins mobilisés que lors des 19 et 31 janvier derniers, les enseignants restaient toutefois nombreux à faire grève. Plusieurs établissements scolaires restaient ainsi totalement fermés, notamment à Lille (Rijsel). Et dans bon nombre d’écoles, collèges et lycées, les cours n’étaient pas tous assurés normalement. De même que certains services de restauration et d’accueil périscolaire restaient portes closes.

Des transports toujours très perturbés

Outre le secteur de l’énergie et l’Education Nationale, les grévistes étaient aussi très nombreux dans les transports en commun. À la SNCF, 1 train sur 4 était assuré sur les lignes TER Hauts-de-France, et pas plus de 2 trains sur 5 au niveau des dessertes TGV. Sur la ligne du Westhoek, les perturbations étaient moins fortes que lors des deux précédentes journées de grève, mais l’on ne comptait pas plus d’1 train sur 6 en circulation. « Il ne faut pas empêcher les gens d’aller manifester, donc certains se sacrifient », commente à la mi-journée un cheminot au travail en gare de Lille-Flandres.

Les réseaux de bus, tramways et métros affichaient aussi un trafic perturbé. Plusieurs lignes Ilévia et Dk’Bus sont restées au dépôt, notamment sur les dessertes périurbaines. Les autocars du réseau Arc-en-Ciel, quant à eux, circulaient quasi-normalement.

Des manifestations moins importantes

Complétant les perturbations visibles dans la vie quotidienne, des marées humaines déferleront de nouveau dans les rues. Mardi après-midi, jusqu’à 45.000 personnes auraient défilé dans les rues de Flandre (contre 75.000 mardi dernier), un chiffre en recul. Dans le chef-lieu du département, près de 40.000 personnes se seraient encore rassemblées au départ de la Porte de Paris. Au même moment, un peu plus de 6.000 personnes s’étaient également lancées dans la ville de Jean Bart.

Vers un regain de mobilisation samedi

Toujours optimistes quant à la suite, les organisations syndicales veulent croire en un regain de la mobilisation pour la journée de samedi 11 février. Grands absents ce mardi, les radicaux flamands pourraient revenir garnir les rangs des manifestations prévues ce week-end.

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