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Avec le Lille Street Food Festival, la gastronomie mise à l’honneur jusque dans les cantines scolaires

La gastronomie est à la fête. Depuis ce jeudi, la troisième édition de Lille Street Food Festival se déroule sur le parvis d’Euratechnologies. Durant quatre jours, les visiteurs peuvent profiter de 46 stands dédiés au sucré, au salé et aux boissons pour une expérience culinaire unique dans la région.

Quatre jours pour une explosion de saveurs à déguster

Sous l’égide d’Hello Lille et avec le concours de collectivités locales, l’événement espère aussi créer des liens et susciter des vocations. Outre la dégustation, chacun peut aussi profiter d’une ambiance enjouée grâce aux DJ et à la musique, mais aussi de rencontres privilégiées avec des chefs de renom comme Damien Laforce, ex-candidat de l’émission Top Chef.

Un repas d’exception pour un succès anticipé au collège Maxime Deyts

Antoine Staes (à gauche) et Jean Driege (à droite) dans les cuisines du collège Maxime Deyts de Bailleul. – © Gaël Autier / Flandre Presse

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce fut une réussite avant même le coup d’envoi de l’événement. En effet, les élèves demi-pensionnaires du collège Maxime Deyts de Bailleul (Belle) ont été les premiers à en profiter. Dans la matinée du 28 octobre, les cuisines du restaurant scolaire ont mijoté le fruit d’une collaboration enjouée et très attendue. Partageant leur passion commune pour la cuisine, Antoine Staes (le chef résident ndlr) et le célèbre Jean Driege se sont affairés à concocter un menu digne d’un véritable restaurant gastronomique.

Un jury unanimement conquis

© Gaël Autier / Flandre Presse

À l’approche de la mi-journée, la mise en place se fait dans une certaine fébrilité. Habitué à cuisiner pour 20 à 25 personnes, le chef lillois passé par Masterchef sait que les attentes de ses convives seront seront grandes et leur critique sans détour. « J’ai un peu de pression, c’est un jury qui est sans filtre », confie-t-il en amont du service. Au menu ce jour-là : Œufs cocotte au trhoublon et sa brunoise de poire bio entrée, puis un pavé de poulet rôti et son gremolata au thym accompagné de courges caramélisées, ainsi que d’une mousseline à l’ail fumé de Busnes en plat. Le dessert, quant à lui, se composera d’une crème au carambar et d’un craquant.

Pour autant, la tension ne restera pas palpable longtemps. Bien épaulé et rassuré par le maître des lieux, Jean Driege trouve ses marques et garde le sourire. Alors que les collégiens commencent à défiler devant lui, le service commence et vient l’heure de vérité. Depuis le comptoir où ils officient, les deux confrères observent les réactions de leur public et les voilà rassurés. Autour des nombreuses tables que compte le réfectoire, les avis sont unanimes et le pari est gagnant. Les assiettes se vident, les compliments fusent et chaque commentaire soumis à la presse est plus élogieux que le précédent.

Qualité et produits locaux resteront à la carte des cantines scolaires

De gauche à droite : Sandrine Baillobey (principale du collège), Marie Cieters (vice-présidente du conseil départemental), Jean Driege (chef renommé), Michel Delepaul (président d’Hello Lille), Antoine Staes (chef de la cantine scolaire du collège) et Guillaume Richard (producteur d’Outtersteene) – © Gaël Autier / Flandre Presse

Devant les journalistes qui rendent eux aussi un verdict très favorable aux deux chefs, les représentants du conseil départemental se disent satisfaits. « On est très engagés dans le développement de la qualité et des produits locaux dans les restaurants scolaires », explique Marie Cieters. La vice-présidente du Département en charge de l’Education et des collèges s’engage sur une volonté de « mettre en valeur le travail des chefs et des producteurs locaux pour bien faire manger les enfants ». Une mesure ferme pour garantir au moins d’un bon repas quotidien à chaque enfant. « Pour certains, c’est parfois le seul repas équilibré de la journée », regrette l’élue qui n’entend pas lésiner sur les moyens pour qu’elle soit pérennisée et étendue.

Pour le département, « les prix restent raisonnables »

Anticipant d’éventuelles critiques sur la gestion du budget, Marie Cieters opte pour une pédagogie claire et sans détour. Pour le conseil départemental, les coûts engendrés par des produits locaux resterait équivalent. « Ce n’est pas plus cher, car les prix restent raisonnable grâce aux limitations des intermédiaires ». Dans les prochaines semaines et les prochains mois, d’autres opérations de ce type pourraient avoir lieu dans d’autres collèges de Flandre, de la métropole lilloise et du Hainaut. De son côté, la principale du collège, Sandrine Baillobey, entend maintenir les liens que son établissement entretient avec les producteurs de Flandre intérieure. Rendez-vous est déjà donné à l’approche des vacances de fin d’année pour un repas « digne d’un trois étoiles ». Si le menu n’est pas encore connu, personne ne doute que le chef Antoine Staes saura encore émoustiller les papilles.

Si le Lille Street Food Festival doit s’achever dimanche 8 octobre, la gastronomie et le « manger local » resteront longtemps à la carte au travers des 8 millions de repas servis chaque année dans les collèges du Nord.

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